Pax Christi New Zealand

Ces tableaux contemporains néo-zélandais (par Peter Healy) représentent des événements importants survenus au cours de la période de la colonisation britannique au XIXe siècle. En vertu du traité de Waitangi de 1840 entre la Reine Victoria d'Angleterre et les chefs de Aotearoa, le peuple Maori de la Nouvelle-Zélande avait été assuré que l’on respecterait toujours leurs terres,  leur langue, leur culture, leurs forêts et leurs pêcheries .

Face à la confiscation de terres par les colons britanniques, des compagnies foncières et les militaires, le traité s’en trouvait violé de manière flagrante. Le peuple Maori, en plus de perdre leurs terres et leurs moyens de subsistance, fut durement éprouvé suite à la perte de leurs qualités très estimées de Tapu et de Mana (caractère sacré et la dignité).

Le peuple de Parihaka, près de Mont Taranaki, après qu’il ait épuisé tous les moyens de protestation pacifique pour protéger leurs terres, à l'approche des militaires du colon britannique pour s'emparer de leur terre par la force, sous la direction de leur chef Te Whiti o Rongomai et son associé Tohu, ont entouré leur Marae en résistance passive, les enfants jouant, les jeunes filles dansant, les femmes chantant, les guerriers répétant l'accueil à leur réserver, les chefs s’apprêtant à prendre la parole.

 

 

Mais Peine perdue. La tribu fut dispersée comme des réfugiés dans leur propre pays, ses dirigeants capturés et emprisonnés dans le sud pendant une longue période. Un rapport de cet événement, paru dans le Colonial Times fut finalement lu par Mahatma Gandhi lorsqu'il travaillait à l'Office des colonies en Afrique. Il écrivit plus tard de l'impact que cela eut sur lui et comment ce dernier influença sa philosophie de résistance passive plus tard. Martin Luther King s’inpira à son tour de  Gandhi.

Ces deux images servent de symboles à la toute nouvelle section de Pax Christi Nouvelle-Zélande qui ambitionne activement aujourd'hui de réconcilier divers peuples migrants et autochtones.