Facteurs écologiques et économiques des conflits violents

L’offre décroissante de ressources environnementales physiquement contrôlables telles que l’eau potable et les bonnes terres agricoles provoque parfois des conflits entre états dus à la ‘simple pénurie’, voire des guerres pour ces ressources. En outre, de larges mouvements de population provoqués par le stress environnemental peuvent créer des conflits ‘d’identité de groupe’, plus particulièrement des affrontements ethniques.

Une sévère pénurie environnementale peut simultanément augmenter la pauvreté économique et disloquer des institutions sociales clefs, et en conséquence provoquer des conflits ‘de pauvreté’ tels que des troubles civils et des révoltes. Il est à prévoir que parmi les modifications environnementales majeures auxquelles l’humanité devra faire face, la dégradation et l’épuisement des terres agricoles, des forêts, de l’eau et du poisson contribueront plus aux désordres sociaux dans les décennies à venir que les changements climatiques ou l’épuisement de l’ozone.

Lorsque analystes et décideurs politiques dans les pays développés étudient les effets sociaux des changements environnementaux sur une grande échelle, ils portent une attention exagérée au changement climatique et à l’épuisement de la couche d’ozone stratosphérique. Cependant que de vastes populations souffrent déjà de pénurie de bonnes terres, d’eau, de forêts et de poisson.