Pax Christi International a tenu un événement parallèle à l’ONU à propos du dernier projet de traité d’interdiction des armes nucléaires

 

par Alice Kooij Martinez, responsable des services d'assistance judiciaire

Durant le panel de discussion d’aujourd’hui sur l’interdiction des armes nucléaires, « Le projet est-il à la hauteur? » Évaluation éthique, humanitaire et confessionnelle : on y a discuté des dispositions du projet de traité du 23 juin. Les discussions ont pris place pendant que les États siégeaient à leurs derniers jours de négociation active sur quelques questions restées en suspens. Voici les panellistes :

  • Marie Dennis, coprésidente de Pax Christi International
  • Fernando Luque Márquez, conseiller à l'ONU Mission de l’Équateur
  • Gerry Lee, directeur de Maryknoll Office for Global Concerns
  • Susi Snyder, gestionnaire du programme de désarmement nucléaire de PAX
  • • Président : M Jonathan Frerichs, représentant du désarmement, Pax Christi International et Conseil œcuménique des Églises

Les participants et les locuteurs ont souligné que le processus de traité est la pierre angulaire et requiert des années de travail. Mme Snyder mentionna qu’il était de plus haute importance que le traité interdise et empêche les États Parties de produire, d’avoir, d’obtenir et d’utiliser des armes nucléaires en plus de les empêcher d’aider d’autres États à agir de la sorte.

De plus, comme il est important que les droits de la personne soient respectés, l’obligation d’aider les victimes est cruciale. Également, certains aspects du traité montrent un souci de protection de populations privées de leur droit de vote, et ce précisément chez les populations autochtones qui sont et ont été plus vulnérables aux conséquences des armes nucléaires.

Bien que le traité constitue une étape clé, il est encore possible d’améliorer le texte avec le respect d’aspects moraux, éthiques et humanitaires. Voici ceux identifiés par l’auditoire et les panellistes :

  • La nécessité d’y inclure une interdiction de la planification militaire et des préparatifs à l’utilisation d’armes nucléaires.
  • Le traité devrait décrire clairement les conséquences horribles qu’a l’utilisation des armes nucléaires sur notre climat.
  • Le traité devrait interdire la menace d’utilisation d’armes nucléaires.
  • Le traité devrait stipuler qu’il est de durée illimitée qu’aucune disposition légale n’existe pour qu’un État se retire du traité.
  • Le paragraphe traitant du droit inaliénable des États Parties à élaborer, faire de la recherche, produire et utiliser de l’énergie nucléaire à des fins devrait être supprimé.
  • Le traité devrait contenir une référence au fait qu’une intervention humanitaire suffisante à la suite d’une attaque nucléaire n’existe pas.

Mme Dennis a souligné l’engagement absurde des États dotés de l’arme nucléaire qui ajoutent à la capacité d’atteindre un plus haut degré de violence qui sera, d’une façon ou d’une autre, relayée par un besoin de sécurité. Or, elle a appelé à un redéploiement des billions de dollars gaspillés sur les armes de destruction massive à des politiques d’amélioration de la vie pour un développement durable, et ce, spécialement au sein des communautés vulnérables.

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Ces actes reflètent nos priorités de défense sur le traité d’interdiction des armes nucléaires. Pour en apprendre davantage.

 

 

 

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