Japon: un message d'appel à la liberté religieuse et au respect de la constitution japonaise

Notre organisation membre, le Conseil Catholique pour la Justice et la Paix, a publié une déclaration de protestation intitulée, "gardons la liberté religieuse - respectons la constitution japonaise". Le message s'adresse au Premier ministre Shinzo Abe ainsi qu'aux ministres de l'Education, de la Culture et des Sports/ de la Reconstruction/ et de la Défense.

Le premier sujet y traité concerne la visite de Tomomi Inada, ministre japonais de la Défense, à un sanctuaire controversé dédié aux anciens combattants japonais, juste après une visite historique à Pearl Harbor.  Cela s'est passé en fin décembre 2016. Continuez la lecture ici

Le second sujet du message fait allusion au Premier ministre Shinzo Abe. Le 5 janvier 2017, il visite le sanctuaire Ise Jingu avec les membres de son cabinet. Il l'avait déjà fait avec les leaders des pays riches du monde à l'occasion du sommet du "Groupe des sept" (G7) en mai 2016. Abe cependant, l'un des fidèles les plus fervents du sanctuaire, a fait l'objet des critiques selon lesquelles il serait en train de tenter d'utiliser ce lieu pour promouvoir son programme politique conservateur.

Avec l'arrivée d'Abe au gouvernement,  la religion indigène du Japon jouit d'un réveil politique, sept décennies après que ses liens étroits avec le militarisme se soient terminés par la défaite japonaise lors de la Seconde Guerre Mondiale. Continuez la lecture ici

Dans cette déclaration également, l’Organisation souligne l'Article 20: La liberté de religion prévue par la Constitution japonaise. Il dispose que:

  • La liberté de religion est garantie à tous. Aucune organisation religieuse ne peut bénéficier de privilèges quelconques de l'Etat, pas plus qu'elle ne peut exercer une autorité politique.
  • Nul ne peut être contraint de prendre part à un acte, un service, un rite ou un cérémonial religieux.
  • L'Etat et ses organes s'abstiendront de l'enseignement ou de toutes autres activités religieuses.

Toutefois, le message laisse entendre que ledit Article est en train d'être abrogé par les actions du Premier ministre en rapport avec sa visite -accompagné de son membre de cabinet- au sanctuaire, et demande fort qu'il respecte la diversité religieuse protégée par la Constitution.

 

Vous trouverez la version originale japonaise de la déclaration ici.

 

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