Intervention à la Conférence Générale de l’UNESCO par Ghislain Le Ray représentant de Pax Christi International à l’UNESCO

 

Monsieur le Président,

Le Mouvement Pax Christi est né en 1945, suite à la Seconde Guerre mondiale, pour la réconciliation franco-allemande. Mais très vite il devient international. Il fédère 120 associations dans le monde réparties dans plus de 50 pays, travaillant pour la réconciliation, la justice et la paix.

Depuis son origine, il milite pour le désarmement. C’est pourquoi nous sommes très heureux de l’adoption le 7 juillet dernier à l’ONU, par 122 pays, du traité de l’interdiction des armes nucléaires, qui est ouvert à la signature des Etats.

Et nous nous félicitons de l’attribution du prix Nobel de la Paix le 6 octobre à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) à laquelle participe Pax Christi International.

Pax Christi International s’implique aussi dans l’éducation à la paix, la résolution nonviolente des conflits, le respect des Droits de l’Homme.

« La Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010) », dont l’UNESCO était le chef de file, était
porteuse d’une grande ambition et était un appel à l’action pour tous. Cette ambition doit être toujours d’actualité : aujourd’hui, plus que jamais, il faut diffuser une culture de paix et de non-violence dans les écoles, les familles, sur le lieu de travail, sur les terrains de sport et dans les activités de loisirs.

Par son immense expertise l’UNESCO peut considérablement contribuer à éviter et mettre fin de façon paisible à des conflits violents.

L’UNESCO a, en effet, à sa disposition, un arsenal d’instruments créatifs non violents, comme des échanges culturels de haut niveau, des conférences, des reconnaissances de patrimoine culturel, qui favorisent la construction d’une paix juste.

Nerhu a affirmé que l’UNESCO était la conscience du monde.

Elle a, plus que jamais, un rôle de vecteur de paix à jouer.

Je vous remercie.


 

 

UNESCO, Ghislain le Ray